Politique (adjectif, nom masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adjectif 

I.
XIV e siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin politicus, « relatif au gouvernement », du grec politikos, « qui concerne les citoyens, l'État », lui-même dérivé de polis, « cité ».
1. Anciennt. Relatif à la vie collective d'une communauté d'hommes vivant sous les mêmes lois. Pour Aristote, l'homme est un animal . Ne s'emploie plus guère que dans l'expression Économie , science qui étudie les faits relatifs à la production et à la répartition des richesses d'une nation.
2. Qui a trait à l'art de gouverner un État, aux différentes manières de concevoir son organisation, son fonctionnement et ses relations avec les autres États. Discours, ouvrage . Les institutions s. La science . L'Académie des sciences morales et s. Le collectivisme et le libéralisme sont des doctrines s. Le système du fédéralisme. Les différents régimes s de la France au XIX e siècle. Lois s, voir . Capitale , ville dans laquelle se trouvent les centres de décision d'un pays, d'une région. Washington est la capitale des États-Unis . Spécialt. Une carte de l'Europe, représentant les États et les entités administratives de cette partie du monde. Géographie , qui s'attache à la description des États, de leurs institutions et de leur organisation administrative. Subst. Le , l'ensemble des phénomènes qui ressortissent du gouvernement de la cité. Le et le social, le et l'économique .
3. Qui concerne plus particulièrement les droits et les devoirs du citoyen d'un État. Les droits s, en vertu desquels un citoyen peut participer au fonctionnement des pouvoirs publics, et peut notamment voter pour des représentants élus, ou se porter candidat aux fonctions électives. Exercer ses droits s. Domicile , lieu d'inscription d'une personne sur les listes électorales (on dit aujourd'hui Domicile électoral ). Liberté ou, simplement, liberté, jouissance des droits s accordés à chaque citoyen dans un État de droit. Asile , protection, refuge qu'un individu peut trouver dans un État étranger lorsque ses libertés fondamentales sont menacées dans le sien. Prisonnier (par opposition à Prisonnier de droit commun ), personne détenue en raison de ses convictions, pour des actes qui portent atteinte à l'intégrité ou à la sûreté de l'État, ou encore pour des crimes qualifiés d'internationaux. Vieilli. Droit , ensemble des lois fondamentales d'un État, qui règle ses formes de gouvernement et détermine les rapports entre le pouvoir et les citoyens ou les sujets (aujourd'hui, on dit plutôt Droit public ).
4. Qui concerne les affaires publiques d'un gouvernement, d'un État, d'un pays. Le monde . Un parti . L'actualité, la vie . Un idéal . Des convictions s. Les luttes s. Une crise majeure . Un homme , une femme , qui exerce des responsabilités publiques, qui a reçu un mandat électif et, ellipt. et subst., un , une personne qui se montre habile dans l'exercice du pouvoir. C'est un consommé, un grand . Bonaparte était un militaire doublé d'un .
5. Par ext., parfois péj. Qui, dans les affaires privées, se montre habile et prudent. Il est trop pour se fâcher avec un homme de pouvoir. Par méton. User de précautions s pour arriver à ses fins .


1ère signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adjectif 

Qui a rapport aux affaires publiques, au gouvernement d'un État, ou aux relations mutuelles des divers États. "Maxime . Discours . Ouvrage . Réflexions s. Délit . Les événements, les affaires, les nouvelles s. Les partis politiques. Cet événement aura une répercussion qu'on n'avait pas prévue. Un journal et littéraire."
"Droit ," Les lois qui règlent les formes du gouvernement, qui déterminent les rapports entre l'autorité et les citoyens ou les sujets.
"Droits s," Droits en vertu desquels un citoyen participe au gouvernement. "Exercer ses droits s. Être déchu, privé de ses droits s. Le droit de concourir à l'élection des députés est un droit ."
"Domicile ," Celui où l'on exerce ses droits s.
"Économie ," Science qui traite de la formation, de la distribution et de la consommation des richesses dans les États. "Traité d'économie ."
"Homme ," Homme qui s'occupe de , des affaires publiques.
POLITIQUE se dit encore d'un Homme fin et adroit, qui s'accommode à l'humeur des personnes qu'il a intérêt de ménager; d'un homme prudent et réservé, qui s'observe dans ses paroles et dans ses actions. "Il est trop pour se brouiller avec un homme en laveur. Il est dans tout ce qu'il dit et dans tout ce qu'il fait. Il ne nous dira pas ce qu'il pense sur cette affaire; il est trop ." En ce sens, il se prend souvent avec une nuance de blâme.
Il se dit aussi adjectivement, dans le même sens, en parlant des Choses. "Sa conduite entre les deux partis a été très . Il a des ménagements s pour les gens qui en méritent le moins."



2ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Celui qui s'occupe des affaires publiques, du gouvernement des États. "C'est un grand , un habile, un profond . C'est un consommé. Les s les plus lins étaient d'un autre avis".



3ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

L'art de gouverner un État et de diriger ses relations avec les autres États. "Dangereuse . Politique tortueuse. Politique sage et prévoyante. En bonne , il fallait faire ce qu'il a fait. La des Romains différait en plusieurs points de celle des Grecs. Il était dans sa , il était de sa de ménager un si puissant ennemi."
POLITIQUE désigne aussi la Connaissance de tout ce qui a rapport à l'art de gouverner un État et de diriger ses relations extérieures. "Étudier la . Il s'adonne à la . Il écrit sur la . Il ne parle que de . Pénétrer les secrets de la . Il n'entend rien à la , en ."
Il se dit aussi des Affaires publiques, des événements s. "Parler . Politique intérieure. Politique extérieure. La absorbait alors l'attention générale."
Il désigne encore la Manière avisée dont on se conduit, dont on conduit une affaire. "Sa en cette affaire a été d'inspirer confiance au public."



1ère définition d'Emile Littré

Adjectif 



 1   Qui a rapport aux affaires publiques.
FONTEN.: « Il est certain, et les peuples s'en convaincront de plus en plus, que le monde , aussi bien que le physique, se règle par poids, nombre et mesure »
BERNIS: « Qu'on ne dise donc plus que nos législateurs, Pour nous donner un frein devenus imposteurs, Nous ont transmis d'un Dieu la fable »
VOLT.: « Lorsque l'Esprit des lois parut en 1750, les ouvrages de Melon, de Dutot, de Cantillon, de l'abbé de Saint-Pierre étaient les seuls livres français sur les sciences s qui fussent entre les mains des gens de lettres »
VOLT.: « Je serais d'avis de ne donner au public qu'une partie des instructions de Louis XIV au roi d'Espagne ; je voudrais que le public ne vît que les conseils vraiment s dignes d'un roi de France et d'un roi d'Espagne »
SÉGUR: « Et ne sais-je pas, ajoute-t-il, que militairement Moscou ne vaut rien ? mais Moscou n'est point une position militaire, c'est une position ; on m'y croit général, quand j'y suis empereur »
C. DELAV.: « L'intérêt , Pour lui, comme pour tous, est un mot sans réplique »
    Droit , les lois qui règlent les formes du gouvernement.
    Droits s, droits en vertu desquels un citoyen participe au gouvernement.
    Domicile , voy. DOMICILE.
    Économie , voy. ÉCONOMIE.
    Arithmétique , voy. ARITHMÉTIQUE.

 2   Qui résulte de l'opinion sur les affaires publiques. Parti . Haines s.
MARMONTEL: « Les premiers comiques latins hasardèrent la satire personnelle, mais jamais la satire »
BÉRANG.: « J'aime à fronder les préjugés gothiques Et les cordons de toutes les couleurs ; Mais, étrangère aux excès s, Ma liberté n'a qu'un chapeau de fleurs »
C. DELAV.: « Un serment est toujours un serment »
C. DELAV.: « Je suis, et je m'en pique, Son père, entendez-vous ? son père : Je suis son électeur »
    Qui s'occupe des affaires publiques, qui y prend part, en parlant des hommes.
CH. DE BERNARD: « Les hommes s ont aussi leur coquetterie : un front en coupole, un regard fascinateur, une attitude dominatrice, un teint pâle attestant des veilles ; tels sont les mâles attraits qu'ils aiment à exhiber »

 3   Par extension, qui a rapport à la conduite des affaires privées.
SÉV.: « Dites-moi un petit mot de mes affaires ; êtes-vous toujours dans le même raisonnement qui vous fit préférer le receveur au fermier ? »

 4   Fig. Qui est fin et adroit, prudent et réservé.
PASC.: « Les dominicains sont trop puissants, me dit-il, et la société des jésuites est trop pour les choquer ouvertement »
LA BRUY.: « Il est , mystérieux sur les affaires du temps »
LE SAGE: « Quoique je fusse bien aise au fond de l'âme de devenir page d'un grand, je fus assez pour cacher ma joie »
    Il se dit aussi des choses.
PASCAL: « Ils couvrent leur prudence humaine et du prétexte d'une prudence divine et chrétienne »
SAINT-SIMON: « Le chancelier Séguier, par sa conduite, s'assura pour toujours la faveur de la reine »

 5   Vers , vers usité chez les Grecs de l'époque byzantine et de l'époque moderne, et qui se mesure non par la quantité, mais par le nombre des syllabes.

 6   S. m. Celui qui s'applique à la connaissance des affaires publiques, du gouvernement des États.
CORN.: « Peut-être qu'après tout ces croyances publiques Ne sont qu'inventions de sages s »
CORN.: « Un roi qui s'y résout est mauvais »
BOSSUET: « Les s ne se mêlent plus de deviner ses desseins [de Louis XIV] »
BOSSUET: « Que ne lui promit-on pas dans ces besoins ! mais quel fruit lui en revint-il, sinon de connaître par expérience le faible des grands s, leurs volontés changeantes ou leurs paroles trompeuses ? »
BOSSUET: « Content de remarquer des actions de vertu dont les sages auditeurs puissent profiter, ma voix n'est pas destinée à satisfaire les s ni les curieux »
ROLLIN: « J'admire le langage des s : à les entendre, c'est toujours la raison, c'est l'équité toute pure qui les conduit ; à les voir agir, il est clair que l'intérêt seul ou l'ambition est leur règle et leur guide »
VOLT.: « Il n'y a que le faible qui trompe ; le vrai est celui qui joue bien et qui gagne à la longue ; le mauvais est celui qui ne sait que filer la carte, et qui tôt ou tard est reconnu »

 7   Membre d'un parti formé pendant la ligue par des personnes qui, écartant la question religieuse, ne demandaient, disaient-elles, que des réformes s.
    S'est dit aussi d'un parti qui était guidé par ces mêmes principes, pendant les troubles d'Angleterre.

 8   Celui qui a une conduite adroite, prudente, rusée.
SAINT-SIMON: « Ces fins s [les jésuites] se gardèrent bien de réclamer.... »

HISTORIQUE
    XIVème siècle
ORESME: « Une fortitude appellée ou civille »
    XVème siècle
     le Jouvencel, f° 3, dans LACURNE: Les princes, les seigneurs et capitaines, qui ont les citez et les grans peuples en gouvernement, ont charge
    XVIème siècle
CASTELN.: « Ceux qui estoient plus s preschoient à haute voix qu'il n'y avoit rien plus dangereux en une republique que la nouveauté de religion »
PASQUIER: « Il n'est pas qu'en nos derniers troubles le party catholique ne fut encore subdivisé en (que l'on estimoit de pire condition que le huguenot, parce qu'il plaidoit pour la paix) et le ligueur »

ÉTYMOLOGIE
    Lat. politicus, le grec vient de ville, cité ; sanscrit, pur, s. f. pura, s. n. purî, s. f. ville, rapportés à la racine pri (i long), emplir, qui est dans puru et dans le grec, beaucoup. Du grec, ville, voudrait donc dire la foule, la multitude.


2ème définition d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   La science du gouvernement des États.
PASC.: « S'ils [Platon et Aristote] ont écrit de , c'était comme pour régler un hôpital de fous »
BOSSUET: « Il ne fallait qu'ouvrir l'entrée des affaires d'État à un génie si perçant, pour l'introduire bien avant dans les secrets de la »
VOLT.: « La de l'homme consiste d'abord à tâcher d'égaler les animaux, à qui la nature a donné la nourriture, le vêtement et le couvert ; ces commencements sont longs et difficiles »
D'ALEMB.: « La , espèce de morale d'un genre particulier et supérieur, à laquelle les principes de la morale ordinaire ne peuvent quelquefois s'accommoder qu'avec beaucoup de finesse »
    Fig.
BOSSUET: « Il n'appartenait qu'au Sauveur et à la du ciel de nous bâtir une ville qui fût véritablement la ville des pauvres »
BOSSUET: « Voilà donc le mystère du conseil de Dieu, voilà cette grande maxime d'État de la du ciel : Dieu nous a formés dans le temps pour nous faire passer dans l'éternité »
    Traité de . La Politique d'Aristote.

 2   L'art de gouverner un État, et de diriger ses relations avec les autres États.
CORN.: « Et si jamais je règne, on verra la pratique D'une si salutaire et noble »
LA BRUY.: « Il ne faut ni art ni science pour exercer la tyrannie ; et la qui ne consiste qu'à répandre le sang est fort bornée et de nul raffinement »
VOLT.: « Cette ruse n'était qu'un mensonge ; mais la est-elle autre chose que l'art de mentir à propos ? »
VOLT.: « La dit à la philosophie et au fanatisme : Vivons tous trois ensemble comme nous pourrons »
CONDIL.: « Guillaume III était né avec de grands talents pour la guerre, et des talents encore plus grands pour ce que nous appelons communément la »
D'ALEMBERT: « L'art de la guerre, qui est l'art de détruire les hommes, comme la est celui de les tromper »
MIRABEAU: « L'émotion d'une assemblée, quoique moins nombreuse et plus assouplie que la nôtre aux combinaisons de l'insidieuse , en décida [de la guerre] »
SÉGUR: « Puis il [Napoléon] s'écrie qu'en il ne faut jamais reculer, ne jamais revenir sur ses pas ; se bien garder de convenir d'une erreur ; que cela déconsidère ; que, lorsqu'on s'est trompé, il faut persévérer, que cela donne raison »
    Système particulier qu'adopte un gouvernement, direction donnée aux affaires de l'État.
    Principes s. La de tel journal.
CORN.: « Si j'ai bien entendu tantôt ta »
    Par , par des motifs s.
CORN.: « Que c'est un sort cruel d'aimer par »

 3   Se dit des affaires publiques, des événements s. Rien de nouveau en . Politique intérieure. Politique extérieure.
FLÉCH.: « Le sage revient aisément à soi ; et il y a dans la comme dans la religion une espèce de pénitence plus glorieuse que l'innocence même, qui répare avantageusement un peu de fragilité par des vertus extraordinaires et par une ferveur continuelle »
    Parler , causer sur les affaires s.

 4   Par extension, règles de conduite particulière de chacun dans sa famille, dans ses affaires.
SÉV.: « Vous me décidez entièrement en faveur de Boucart [un fermier] : je vois que la m'engage à suivre dans cette occasion les conseils de celui que j'ai mis à la tête de mes affaires »
SÉV.: « Je regrette de ne vous avoir pas assez vue, et d'avoir eu de cruelles s qui m'ont ôté quelquefois ce bonheur »

 5   Fig. La manière adroite dont on se sert pour arriver à ses fins.
LA ROCHEFOUC.: « La clémence des princes n'est souvent qu'une pour gagner l'affection des peuples »
PASC.: « Sachez que leur objet [des jésuites] n'est pas de corrompre les moeurs ; ce n'est pas leur dessein ; mais ils n'ont pas aussi pour unique but celui de les réformer ; ce serait une mauvaise »
BOURDAL.: « Cette malheureuse qui nous fait avoir pour les grands une complaisance si aveugle »
VOLT.: « Elle [Mme du Châtelet] regarde l'amitié comme un noeud si sacré, que la moindre ombre de en amitié lui paraît un crime »

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
BRUN. LATINI: « Politique, ce est à dire le governement des citez, qui est la plus noble et haute science et li plus nobles offices qui soit en terre, selonc ce que comprent generaument toutes les ars qui besoignent à la communité des homes »
    XIVème siècle
ORESME: « Et encore est il plus convenable à celui qui veult savoir s que il ait connaissance de l'ame »

ÉTYMOLOGIE
    Politique 1 ; le grec sous-entends, l'art .


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française



Qui a rapport au gouvernement d'un État, ou aux relations mutuelles des divers États. "Gouvernement . Maxime . Discours . Ouvrage . Réflexions s. Délit . La conduite de ce ministre a été fort sage. Révolution . Les événements, les affaires, les nouvelles s. Cet événement aura une influence qu'on n'avait pas prévue. Un journal et littéraire."
"Droit ," Les lois qui règlent les formes de gouvernement, qui déterminent les rapports entre l'autorité et les citoyens ou les sujets.
"Droits s," Droits en vertu desquels un citoyen participe au gouvernement. "Exercer ses droits s. Être déchu, privé de ses droits s. Le droit de concourir à l'élection des députés est un droit ."
"Domicile ," Celui où l'on exerce ses droits s.
"Économie ," Science qui traite de la formation, de la distribution et de la consommation des richesses. "C'est un homme habile en économie . Traité d'économie ."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



est aussi substantif, et signifie, Celui qui s'applique à la connaissance des affaires publiques, du gouvernement des États. "C'est un grand , un habile, un profond . C'est un consommé. Les s les plus fins étaient d'un autre avis. Tous les s sont d'accord là-dessus."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit encore, tant adjectivement que substantivement, D'un homme fin et adroit, qui s'accommode à l'humeur des personnes qu'il a intérêt de ménager; d'un homme prudent et réservé, qui s'observe dans ses paroles et dans ses actions. "Il est trop pour se brouiller avec un homme en faveur. Il est dans tout ce qu'il dit, et dans tout ce qu'il fait. Il ne nous dira pas ce qu'il pense sur cette affaire; c'est un rusé ." En ce sens, il se prend souvent en mauvaise part.
Il se dit aussi adjectivement, dans le même sens, en parlant Des choses. "Sa conduite entre les deux partis a été très-politique. Il a des ménagements s pour les gens qui en méritent le moins."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


L'art de gouverner un État, et de diriger ses relations avec les autres États. "Bonne . Mauvaise . Fausse . Fine, adroite . Dangereuse . Politique profonde. Politique tortueuse. Politique sage et prévoyante. Politique soupçonneuse et dissimulée. La véritable est de punir le crime, et de récompenser la vertu. En bonne , il fallait faire ce qu'il a fait. Cela ne vaut rien en . La des Romains différait en plusieurs points de celle des Grecs. Ce prince joignit la à la valeur. Il était dans sa , il était de sa, de ménager un si puissant ennemi."



5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie aussi, La connaissance du droit public, des divers intérêts des princes, de tout ce qui a rapport à l'art de gouverner un État et de diriger ses relations extérieures. "Étudier la . Il s'adonne à la . Il écrit sur la . Il ne parle que de . Sonder la profondeur de la . Pénétrer les secrets de la . Il n'entend rien à la , en ."
Il se dit quelquefois Des affaires publiques, des événements s. "Parler . Politique intérieure. Politique extérieure. La absorbait alors l'attention générale."



6ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie encore, La manière adroite dont on se conduit pour parvenir à ses fins. "Ce courtisan a de la en tout ce qu'il fait. Il a une fine et cachée pour s'avancer. Quelle misérable ! Avec toute sa , il ne m'a pas trompé."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Adjectif 

POLITIQUEMENT, adv. POLITIQUER, v. n. ["Politike", "keman", "ké": 4e "e" muet aux deux prem. "é" fer. au 3e.] "Politique", s. f. est l'art de gouverner un État. Bone "ou" méchante, faûsse, dangereuse "politique".
- Par extension, la manière adroite dont on se conduit dans les afaires. 'Il a "de la ". = "S. m." Qui s'aplique à la conaissance des afaires s, qui les entend, '"Un" grand, "un" habile, "un" profond "politique". = Homme fin et adroit, ou réservé et dissimulé. 'Il est "politique" dans tout ce qu'il dit. 'C'est "un ". 'Il est trop "politique" pour avoir fait une telle imprudence. = "Adj." Il se dit des "chôses"; qui concerne le gouvernement d'un État. 'Gouvernement, maxime, réflexion "politique". Discours "politique", etc.
   POLITIQUEMENT: 1°. Selon les règles de la . 'Ce n'est pas agir "politiquement" que de laisser agrandir son énemi. 'C'est quelquefois agir "politiquement", que de pardoner aux rebelles.
- 2°. D'une manière fine et adroite. 'Il agit "politiquement" en toutes chôses.
   POLITIQUER, ne signifie que "raisoner sur" les afaires publiques. Il s'amuse à "politiquer". st. fam.




Emplacement dans le dictionnaire :

polissonner
polissonnerie
polissure
polissûre
poliste
politesse
politicard
politicien
politie

politiquement
politiquer
politiqueur
polka
polker
pollen
pollicitation
pollinique
polluer
pollution
polo




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Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...élaboration collective. Pour que l'anomie prenne fin, il faut donc qu'il existe ou qu'il se forme un groupe où se puisse constituer le système de règles qui fait actuellement défaut. Ni la société politique dans son ensemble, ni l'état ne peuvent évidemment s'acquitter de cette fonction ; la vie économique, parce qu'elle est très spéciale et qu'elle se spécialise chaque jour davantage, échappe à leur...


Citation n°2 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

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Citation n°3 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

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Citation n°4 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

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Citation n°5 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

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